Étude de cas

Automatisation DATEV-EXTF

CabinetAllemagne2025

Un cabinet d'expertise comptable allemand d'environ quinze collaborateurs consacrait plusieurs jours-personnes par mois à la préparation des pièces pour DATEV (logiciel allemand de comptabilité). Nous avons construit une chaîne d'OCR et de classement qui traite automatiquement les pièces entrantes et sortantes, attribue la TVA en amont et produit un export DATEV-EXTF propre. La comptabilité n'examine plus que les exceptions.

Situation initiale

Situation initiale

Le cabinet accompagne des clients de taille intermédiaire, dont plusieurs entreprises e-commerce à fort volume de pièces — de plusieurs centaines à plusieurs milliers de pièces par client et par mois. La préparation se faisait classiquement : pièces reçues par e-mail ou via le portail client, contrôle visuel, saisie manuelle ou semi-automatique, attribution manuelle des comptes et contreparties, classement TVA manuel, puis export DATEV. Pour chaque client, cela représentait ainsi un à deux jours ouvrés mensuels rien qu'en saisie. Avec une vingtaine de clients comparables, le volume cumulé était considérable.

Solution

Solution

Nous avons construit une chaîne qui reçoit les pièces par e-mail ou par téléversement, applique l'OCR sur des champs structurés (date, numéro de pièce, émetteur, brut, net, taux de TVA, pays), classe la transaction et la convertit au format DATEV-EXTF. La logique de classement a été calibrée en plusieurs itérations avec la comptable : quelles combinaisons compte-contrepartie pour quels types de pièces, quand la clé d'opération 240 s'applique aux livraisons intracommunautaires, comment traiter les opérations avec les pays tiers. L'OCR utilise Claude Vision, le classement s'exécute dans Langflow, le stockage des données dans PostgreSQL sur notre infrastructure Hetzner à Francfort. Une variante On-Premise est disponible en option — certains clients du cabinet ont des exigences de données particulièrement strictes.

Résultat

Résultat

La majeure partie des pièces traverse aujourd'hui la chaîne automatiquement. La comptable n'examine plus que les exceptions signalées — nouveaux types de pièces, montants inhabituels, champs obligatoires manquants. Le temps mensuel de préparation par client a été nettement réduit. Le cabinet parle, en interne, d'environ soixante-dix pour cent de gain de temps sur l'étape de saisie ; ce chiffre porte sur l'activité de saisie directe, non sur l'ensemble de la clôture mensuelle. Conforme RGPD grâce à un hébergement allemand, variante On-Premise pour les clients aux exigences renforcées.

Ce que nous en avons appris

Ce que nous en avons appris

Trois enseignements de ce projet. Premièrement : DATEV-EXTF est plus mécanique qu'il n'y paraît, dès lors que la logique de comptes propre au cabinet est documentée proprement une fois pour toutes. Nous avons passé presque toute la première semaine à explorer verbalement avec la comptable la logique SKR03 maison — ces heures ont été rentabilisées au centuple par la suite. Deuxièmement : l'OCR n'est jamais à cent pour cent. La chaîne doit être conçue dès le départ avec la conscience qu'il y aura des exceptions, et le workflow doit acheminer ces exceptions élégamment vers le contrôle humain, sans générer de frustration. Troisièmement : les clients du cabinet réagissent très diversement à « l'IA dans la comptabilité ». Nous avons appris qu'une option On-Premise n'est pas seulement une fonctionnalité technique, mais souvent ce dont un cabinet a besoin pour conserver ses clients les plus prudents.

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